Je décide d'arrêter le tabac ?
Beaucoup de
fumeurs considèrent les cigarettes comme de vrais alliées qui
les aident à traverser les moments durs comme à apprécier les
joies de l'existence. Les fumeurs comptent sur leurs cigarettes,
et elles sont effectivement toujours là pour les soutenir,
contrairement à d'autres amitiés et soutiens plus aléatoires...
Cet appui crée un véritable lien entre le fumeur et ses
cigarettes, un lien profondément amical, qui lui permet de gérer
leurs émotions, contrôler leurs colères, anesthésier la douleur
mais aussi savourer les joies et le plaisir avec plus de
volupté. " Oui mais moi, je n'ai pas besoin de ça ", répondra le
non-fumeur plein de bon sens (sous-entendu : les fumeurs sont
des faibles). C'est vrai, et c'est tant mieux, mais en matière
de cigarette, les jugements de valeur n'ont aucun intérêt.
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Le
fumeur a construit sa vie avec cet auxiliaire de vie,
c'est devenu un élément indispensable à son équilibre.
Les tabacologues disent même que certaines circonstances
sont même inadéquates pour un arrêt du tabac. Lors des
moments difficiles de la vie, par exemple, qu'ils soient
dus au chômage, à une dépression, à de mauvaises
conditions financières, il est parfois dangereux de
vouloir priver quelqu'un de quelque chose qui le
soutient psychologiquement. Mais la réalité est cruelle
: cet ami de toujours finira à un moment donné par
trahir le fumeur au crépuscule de sa vie. |
Les agressions
continuelles viennent aussi des non-fumeurs
Quand on fume, il est courant d'être révolté si on a
l'impression de toujours être obligé de défendre son droit de
fumer. C'est aussi parfois difficile d'écouter ce qu'on dit de
négatif au sujet du tabagisme, surtout si on vous impose à
chaque fois des remarques désobligeantes qui vous gâche votre
cigarette (le but, c'est souvent de se détendre ; si on vous
stresse à chaque cigarette, on ne risque que de vous donner
envie d'en fumer une autre).
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Beaucoup de
personnes affirment même quelles fument " parce qu'on essaye
de les en empêcher ". Cela semble puéril, et pourtant c'est
un peu normal. L’attrait de l'interdit existe, la réaction
excessive à la privation aussi. Les meilleures intentions
peuvent être pesantes si elles sont étouffantes. Les
tabacologues l'ont compris. Ils savent que le fumeur doit
décider d'arrêter pour lui seul. |
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La décision doit être
égoïste
Arrêter de fumer pour faire plaisir à maman ou parce qu'un collègue
souffre d'un cancer du poumon ne marche en général pas. Énormément de
rancœur peut naître de la part des proches de ce fait incompréhensible
pour eux (" Comment peux-tu continuer alors que Martin est malade ? " "
Mais m'aimes-tu vraiment si tu ne peux pas arrêter de fumer pour me
faire plaisir ? "). C'est comme ça. La meilleure motivation pour arrêter
de fumer est égoïste, totalement personnelle. Il faut avoir envie de
retrouver la forme pour soi, parce qu'on a envie de faire du sport,
parce qu'on a envie de se sentir mieux, parce qu'on a un objectif
particulier et personnel, parfois spirituel, à atteindre. Il faut
également avoir peur d'être atteint personnellement dans sa santé pour
que cette motivation ait une force suffisante pour déclencher le choix
et le faire tenir. Mais quand ça a réussi... quelle fierté !
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