Vous êtes
détendu quand vous pouvez fumer. C'est vrai ! Mais c'est
illusoire : en fait, l'état de manque perpétuel vous donne
l'impression que cela vous détend, alors que si vous ne fumiez
pas, vous ne seriez pas dépendant, donc plus naturellement
détendu. En fait, être fumeur vous stresse, et la cigarette vous
détend. Dans les premiers jours du sevrage, c'est vrai, vous
serez irritable car vous ne pourrez pas vous détendre avec la
cigarette. Mais rapidement, vous verrez que vous non seulement
vous serez moins stressé, mais vous n'aurez absolument plus
besoin de cela pour vous détendre. Rappelez-vous, avant que vous
ne vous mettiez à fumer, vous n'en aviez pas besoin pour vous
détendre. Et pourquoi ne pas apprendre à se détendre autrement :
en apprenant à faire face aux événements sans béquille, en
faisant du sport, etc.
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Je suis
encore jeune...
Justement ! Si vous avez moins de 35 ans, vous pourrez
vous arrêter en pouvant espérer un retour total de votre
forme à la normale avant que l'âge mûr (45 ans) arrive,
période où les dommages à la santé sont plus grands.
Plus on s'arrête jeune, plus c'est facile, alors mieux
vaut tôt que jamais, en l'occurrence... |
La peur de
grossir
Assez fréquemment observée après l'arrêt du tabac, la prise de
poids est à l'origine de nombreuses rechutes, en particulier
chez les femmes, et c'est même la principale raison pour
laquelle certaines d'entre elles continuent de fumer. Cet effet
secondaire n'est pourtant qu'un phénomène passager, et toutes
les études effectuées attestent qu'une bonne partie de cet excès
de poids est ensuite reperdue. Pourquoi grossit-on ? D'abord,
parce que le tabac coupe l'appétit, il augmente donc à l'arrêt
du tabac. Deuxièmement parce que le tabac augmente le
métabolisme en consommant plus de calories. Lors de l'arrêt de
l'intoxication tabagique, le gain énergétique est d'environ 300
kcal/j, ce qui représente 2 croissants ou l'énergie dépensée par
un adulte dans une marche d'une heure et demie sur le plat.
Vouloir garder la ligne en fumant est une coquetterie mal
placée, évidemment. Si vous ne tombez pas dans le travers de
grignoter et de vous gaver de tout pour oublier que vous ne
fumez plus, la prise de poids qui suit souvent l'arrêt du tabac
ne devrait pas être trop importante. S'imposer un régime
draconien est certainement trop cruel dans ce moment de
privation, mais l'arrêt du tabac est une bonne occasion pour
adopter des habitudes alimentaires plus saines et tout aussi
satisfaisantes pour le palais. D'autre part, une alimentation
appropriée peut faciliter l'abandon du tabac en activant
l'élimination et en réduisant le besoin de fumer. Pour limiter
la prise de poids, il faut éviter tout ce qui est inutilement
calorique3 comme les sucreries et les plats en sauce, ainsi que
tous les grignotages malfaisants comme les chips, le chocolat ou
les cacahuètes, et augmenter sa ration de fruits et de légumes
verts. Enfin il faut éviter les excitants comme le Coca-Cola ou
le café et surtout, réduire l'alcool.