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Arrêtez de Fumer : LE SEVRAGE DE
LA NICOTINE |
Un regain de nervosité
La nicotine absorbée par un fumeur est l'une des drogues qui
engendre la plus forte dépendance. Si vous arrêtez, vous devez
vous attendre à des symptômes de sevrage qui sont le résultat de
l'absence inopinée de nicotine dans votre organisme. Son
intensité est très variable d'un fumeur à l'autre, sans rapport
constant avec le nombre de cigarettes. Les fumeurs de cigarettes
qui inhalent ont davantage de risques d'acquérir cette
dépendance. Ce manque est perçu par la plupart des fumeurs comme
une sensation désagréable, parfois insupportable. Patience ! Ils
sont habituellement plus sévères pendant les trois ou quatre
premiers jours, mais ils s'estompent ensuite au cours des deux
semaines qui suivent. La prise de poids est aussi un élément
constant de ce syndrome.
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Lorsque
vous éprouverez un symptôme quelconque, tenez bon et
souvenez-vous qu'il constitue une étape significative
dans la guérison entreprise par votre corps. En
principe, plus vous êtes dépendant de la nicotine
contenue dans les cigarettes, plus le sevrage risque
d'être difficile, mais ce n'est pas toujours vrai. Il
existe de grandes différences individuelles. Certains
gros fumeurs arrêtent d'un coup sans être si mal que ça.
C'est peut-être du courage, peut-être de la chance. Mais
en général, les symptômes de manque sont : de
l'irritabilité (vous ne supportez plus personne), de la
nervosité (vous tremblez, vos gestes sont trop vifs,
vous transpirez, etc.), vous êtes anxieux, vous avez du
mal à dormir (les insomnies ne sont pas rares les
premiers jours), votre appétit augmente. |
Votre corps se
réveille
D'autres symptômes sont moins connus et ne doivent pas vous
inquiéter : ce sont par exemple des étourdissements. Vos poumons
absorbent après le sevrage plus d'oxygène que la quantité à
laquelle votre organisme est habitué. Cela provoque de légers
vertiges qui ne durent généralement que quelques secondes. Ils
finiront assez vite par ne plus se produire. Environ un quart
des fumeurs signalent de petits maux de tête pendant le
processus de désaccoutumance. Le mal de tête peut durer une
journée, disparaître et revenir une semaine plus tard. Vous
pouvez également être constipé pendant les premières semaines
après l'abandon du tabac, car le tabac est un accélérateur du
transit digestif. Ce n'est pas grave et la constipation peut
être combattue par de l'exercice modéré, une augmentation de la
consommation d'eau minérale et de fruits et légumes. De nombreux
ex-fumeurs se mettent à tousser au bout de quelques jours de
sevrage, et pendant quelque temps, se trouvent plus " fragile "
de la gorge. La tentation est alors grande de recommencer (" je
n'ai même pas moins mal à la gorge, alors à quoi ça sert ! ").
C'est une grave erreur : en fait, votre corps s'habitue à la
présence d'une quantité moindre de mucus et, au niveau des
bronches, les cils vibratiles de l'appareil respiratoire qui se
remettent à fonctionner : le sain dé mazoutage de vos bronches
polluées va enfin pouvoir commencer. La toux disparaîtra quand
il sera fini. Enfin, quelques personnes souffrent d'aphtes et de
douleurs dans la bouche (pour beaucoup, cela semble être un
comble), mais elles disparaissent très vite ; ils sont dû à la
modification du milieu buccal qui s'était habitué à la chaleur
et aux substances irritantes.
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