Et la liberté d'arrêter
Autrefois valorisée, la cigarette devient l'ennemi public numéro
un, et les fumeurs aussi. Un phénomène de mode, oui, et qui a
des raisons évidentes. Rejetés à l'extérieur des bureaux, des
gares, des lieux publics, montrés du doigt et culpabilisés sans
arrêt, les fumeurs auraient raison de se braquer. Arrêter de
fumer devient un mot d'ordre, plus un choix.
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Or la
liberté reste la valeur humaine pour laquelle on
n'hésite pas à se sacrifier. Diaboliser la cigarette,
provoquer chez le fumeur un sentiment de honte et
surtout nier les raisons pour lesquelles le fumeur fume,
qui lui sont toutes personnelles même si on peut en
trouver de générales, revient à dénigrer une partie
importante de son identité. Les pressions de l'entourage
et de la société, mis en œuvre " pour le bien " réel,
indéniable, de la santé du fumeur, ne doivent pas en
faire des parias. Parlons aux fumeurs en adultes
responsables. |
Oui, la
cigarette fait du bien aux fumeurs
Le fumeur n'est pas un masochiste ni un débile mental, première
mise au point. En général, un fumeur fume parce que ça lui fait
du bien, pas parce que ça lui fait du mal, La cigarette ne
provoque pas que des désagréments, sinon, personne ne fumerait.
Soyons clairs. Lorsqu'on tire sur sa cigarette, la nicotine se
fixe sur les récepteurs cérébraux spécifiques en moins de 7
secondes. L'action euphorisante et stimulante ne se fait pas
attendre. Elle procure la sensation d'une vivacité accrue et
d'une meilleure exécution de certaines tâches. La cigarette
exerce aussi une action tranquillisante, voire anxiolytique,
dans les moments de crise. La consommation d'une cigarette peut
représenter une occasion de se détendre, de se retrouver, même.
Beaucoup de fumeurs retirent un réel plaisir de leur habitude.
Ils aiment l'arôme, l'odeur de la cigarette, et apprécient de la
toucher, de la palper, de la manipuler. Tout cela explique au
moins la difficulté qu'ont certains fumeurs à simplement
imaginer de cesser de fumer... Bien sûr, ces personnes vivent au
jour le jour, et les bienfaits qu'ils en retirent ne pèseront
pas lourd face à une grave maladie, mais la tolérance doit être
une base de dialogue : c'est difficile de rejeter quelque chose
qui fait du bien.